Château de la Trapperie (Domaine privé)

Description

Attention : ce château est un domaine privé dont l'accès public est interdit. Les premiers bâtiments industriels construits au domaine de la Trapperie datent de 1613. Herman Trappé, ancien bourgmestre de Liège, reçut le droit d'établir une usine sur le cours de la Rulles. Ce n'est pas un hasard si au XVIème siècle, des industriels se sont intéressés à la vallée de la Rulles. Deux facteurs prépondérants les attiraient en ces lieux : l'eau et la forêt. La Rulles en débit rapide et la vallée très large par endroit était un emplacement idéal pour installer des usines mues par l'énergie hydraulique. La forêt toute proche, quant à elle, allait fournir le bois, transformé en charbon de bois cet excellent combustible nécessaire à la fabrication du fer. Cinq usines furent établies en peu de temps et à quelques kilomètres de distance formant ainsi un pôle industriel qui rayonna pendant plus de deux siècles et qui est à l'origine du développement des deux Habay et de la vallée tout entière. Ces sites merveilleux font partie de notre cadre naturel aujourd'hui. Leur aspect actuel nous fait parfois oublier l'importance des travaux accomplis par l'homme pour discipliner le cours de la Rulles. Les grands lacs et étangs qui s?enchaînent de la Fabrique à la Trapperie sont en fait des réservoirs artificiels créés de toutes pièces afin de réguler le cours de la rivière. Elle fut donc « canalisée », son lit initial fut modifié pour répondre aux besoins de l?industrie. Le minerai traité a été extrait en Lorraine belge et française. Pour ce transport, des centaines de voituriers ont été nécessaires. La tradition populaire rapporte d?ailleurs que c?est une famille de voituriers habaysiens, les Gaumets, qui donna son nom à notre région. Les routes qu?ils empruntaient ont conservé la trace de cette activité. Elles se dénomment : « Vouye des Crasses », « Rue des Mineurs », « Chemin du Charbon ». C?est durant le milieu du XIXème siècle, que les usines commencèrent à décliner pour quelques années plus tard. On peut imputer ce déclin à de nombreux facteurs : l?exploitation intensive de la forêt, une hausse des prix de revient de la font, une mauvaise conjoncture économique ou un coût de transport devenu trop élevé. Des reconversions ont été réalisées. Une papeterie au Pont-d?Oye ; à Bologne et au Châtelet, une scierie et à la Trapperie, une école d?agriculture et une fabrique de pointes. (Source : MT du Pays de la Forêt d'Anlier)

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